Soins palliatifs à domicile

4 novembre 2009 | aucun commentaire(s) | par Santérégie

Prendre la décision d’être chez soi avec les siens

Les infos nous le répètent sans arrêt : les établissements de santé publics font face à une pénurie de ressources financières, humaines et matérielles. C’est pourquoi l’on voit fermer, chaque année, de nombreux lits dans presque tous les centres hospitaliers du pays. Au mois de mai 2009, une chercheuse de l’Université de l’Alberta suggérait même d’inciter les malades condamnés à mourir à passer leurs derniers moments à la maison plutôt qu’à l’hôpital, cela pour libérer des lits. Il est vrai qu’un malade qui meurt chez lui engendre beaucoup moins de dépenses pour l’État…  En revanche, le mourant devient une charge supplémentaire pour son aidant naturel.

Finir sa vie à la maison, une vraie possibilité ?

Bien sûr, envisager la mort d’un être cher en fonction de son coût pour la société peut paraître cruel. Malheureusement, aujourd’hui, même la mort a un aspect financier… Cela dit, ils sont rares les malades en phase terminale qui peuvent décéder dans le confort de leur foyer. En effet, selon la Fondation Jacques-Bouchard, à peine 10 % des malades qui souhaitent mourir à domicile arrivent à le faire. Pourquoi ?

  • Parce qu’un malade en fin de vie nécessite souvent la présence de soignants et d’équipements spécialisés.
  • Parce que les responsabilités médicales entourant les soins à apporter au malade sont lourdes pour les proches.
  • Parce que les gens ne se sentent pas assez formés ni informés pour réagir adéquatement par rapport aux différentes situations possibles.
  • Parce que la charge émotive est trop grande pour l’entourage.

Le choix de mourir à la maison ne dépend donc pas seulement du malade, mais aussi de sa famille. Toutefois, le fait de savoir qu’il existe des ressources peut faciliter la décision de chacune des parties.

Connaître les ressources disponibles…

Car, ça ne fait aucun doute, accompagner un proche dans la mort, c’est exigeant physiquement et psychologiquement. Vient un moment où l’on a besoin d’un coup de main pour soulager le patient de sa douleur, pour réaliser des tâches simples, comme préparer les repas et faire le ménage, ou pour prendre quelques heures de répit.

Il faut donc connaître les ressources existantes dans son milieu avant d’acquiescer à la demande du malade. (Certaines entreprises privées en santé offrent des services d’aide et de soins palliatifs à domicile. Cliquez ici pour en savoir plus.)

… pour accompagner jusqu’au dernier souffle

La mort est certainement l’une des étapes les plus importantes de la vie. On peut donc comprendre pourquoi plusieurs malades en phase terminale désirent vivre leurs derniers instants dans la chaleur de leur foyer, loin de la froideur de l’hôpital. D’autant plus que, lorsque la vie s’essouffle, chaque seconde compte pour dire des choses aussi capitales que « je t’aime ».

La mort, lorsqu’elle est vécue dans la sérénité, s’accepte plus facilement, car les survivants ont l’impression d’avoir donné le meilleur d’eux-mêmes. Oui, la mort peut être enrichissante, et les services de soins palliatifs et d’aide à domicile permettent de vivre cette expérience pleinement, totalement.

Alors, si l’un de vos proches se voit donner un diagnostic fatal, prenez bien le temps de discuter avec lui des options possibles.

Sources :
http://www.erudit.org/revue/smq/1982/v7/n2/030141ar.pdf
http://www.hc-sc.gc.ca/hcs-sss/palliat/index-fra.php
http://www.fcfq.qc.ca/revueprofil/13_2_2.htm
http://www.fondationjacquesbouchard.com/accueil.html
http://www.upi.com/Health_News/2009/05/20/Dying-at-home-improves-hospital-efficiency/UPI-46311242798054/




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