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Clinique de dépistage du cancer colorectal

Santérégie ouvre sa clinique de dépistage du cancer colorectal avec service d’endoscopie/coloscopie

Santérégie, une entreprise privée vouée au secteur de la santé depuis plusieurs années déjà, innove en s’adjoignant un nouveau service médical de dépistage du cancer colorectal et d’endoscopie/coloscopie. Avec la précieuse collaboration du docteur Éric Bergeron, un spécialiste de ce domaine et en complicité avec d’autres médecins, ce service de dépistage avec endoscopie/coloscopie sera en opération dès novembre 2010. Située à Longueuil, au cœur même du secteur névralgique de la Montérégie,  la Clinique offrira aussi, à toute la clientèle, la gamme de services connexes, dont la consultation,  l’examen, le suivi médical, etc. « Comme nous sommes une clinique privée, le temps d’attente pour les rendez-vous est beaucoup plus court, précise M. Bergeron, et, grâce à un milieu de travail intéressant et fonctionnel, doté d’appareils et d’instruments à la fine pointe de la technologie, nous pourrons assurer un service rapide de premier choix à  notre clientèle. Dans un avenir rapproché, d’autres services pourront même s’y greffer. »

Précisons que l’endoscopie permet, par une imagerie interne et des appareils spécialisés, outre le diagnostic des lésions, le traitement de celles-ci.  C’est le cas de la polypectomie qui consiste en l’exérèse, sans chirurgie, des polypes qui sont des lésions précancéreuses.  On traite donc le cancer AVANT qu’il ne survienne.

Des statistiques qui parlent d’elles-mêmes

Selon l’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC), on diagnostiquera des cas, au cours de l’année, chez 22 500 Canadiens, dont près de la moitié en mourront.

Le cancer colorectal frappe également chez les hommes et les femmes. Toujours selon les prévisions de l’ACCC, il y aura 5900 nouveaux cas de cancer colorectal (3300 hommes et 2600 femmes) au Québec seulement. Cette maladie fera 2500 victimes (1350 hommes et 1150 femmes), qui auront entre 50 et 74 ans.  Les polypes, quant à eux, peuvent survenir chez plus de 10% des personnes de plus de 50 ans.

Une longue liste d’attente

Le cancer colorectal arrive au 2e rang du nombre de nouveaux cas qui seront diagnostiqués en 2010. Au niveau de la mortalité, il s’agit du deuxième cancer qui tue le plus chez les hommes, et le troisième chez les femmes au Canada.

Selon le Dr Éric Bergeron, les patients peuvent attendre un an avant même d’obtenir un rendez-vous pour la seule consultation.  «À partir du moment où le patient est vu et qu’une demande d’examen est acheminée à l’hôpital, il peut s’écouler une ou deux années supplémentaires avant que la procédure ne soit réalisée, enchaîne le médecin. «nous constatons présentement une augmentation effarante de la demande, autant en provenance de la population qui est plus conscientisée que de la part de médecins de famille qui suivent les recommandations de faire du dépistage pour le cancer colorectal chez les gens à partir de la cinquantaine.  Et c’est sans compter les patients qui sont référés parce qu’ils présente des symptômes digestifs».

Rappelons qu’en juin dernier le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a instauré un projet pilote à la grandeur du Québec, pour la mise en place d’un programme de dépistage du cancer colorectal témoignant ainsi de l’importance du problème.

«C’est un cancer que nous pouvons dépister et traiter avant qu’il ne soit trop tard, prévient le Dr Bergeron. Le cancer colorectal commence par ce que nous appelons des polypes – ce sont des petites excroissances qui sont dans l’intestin – et qui, si nous les laissons se développer sur une période de 10 ou 15 ans, peuvent se transformer en cancer. Quand nous enlevons un polype, nous éliminons du même coup les cellules précancéreuses et empêchons du même coup l’apparition d’un cancer ;  contrairement à d’autres formes de cancers que nous dépistons, comme le cancer du sein et de la prostate, qui sont souvent au stade de cancer même s’ils sont découverts alors qu’ils sont minuscules.  Nous agissons donc à un stade plus précoce dans les cadre du dépistage du cancer colorectal.  On devrait donc plutôt parler de dépistage de polypes colorectaux !».

6000 examens annuels

La clinique prévoit réaliser jusqu’à 5000 examens annuellement.  Cette capacité pourrait facilement être doublée en dedans de deux mois.  La disponibilité des locaux de Santérégie a permis d’accélérer le processus visant à mettre en place une première clinique de ce type en Montérégie.  La clinique sera donc fonctionnelle d’ici le mois de novembre.  Cependant, des demandes de consultations peuvent d’ores et déjà être acheminées.

« Il est important de préciser que la mission de Santérégie se poursuit, en assurant un service complémentaire au système de santé actuel », concluent d’emblée M. Jean Emmanuel César, président et Carole Pellerin, directrice générale de l’entreprise.